« La gratuité de l’éducation de base a mis fin à l’exploitation des parents » (Societe civile)

« La gratuité de l’éducation de base a mis fin à l’exploitation des parents » (Societe civile)

« La gratuité de l’éducation de base a mis fin à l’exploitation des parents » (Societe civile)

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Plusieurs organisations de la Societe civile ont marché ce samedi à Kinshasa, et dans d’autres villes du pays, pour soutenir la mise en œuvre de la gratuité de l’éducation de base qu’applique le gouvernement depuis septembre dernier. « Notre message est que la gratuité de l’éducation de base a permis de soulager les parents qui, 7 ans durant, avaient été exploités par la plus lourde charge en supportant la scolarité des enfants à près de 73% », explique Jacques Tshimbalanga.

Le coordonnateur de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous (CONEPT) se réjouit du fait qu’aujourd’hui, avec la mise en œuvre de cette disposition constitutionnelle, « les parents sont soulagés ».

« Nous sommes contents parce qu’avec la gratuité, la jouissance du droit à l’éducation est effective pour nos enfants et les écoles vont améliorer les relations avec les parents d’élèves »
, estime-t-il en rappelant que « depuis un bout de temps, les parents évitaient souvent de venir au niveau des établissements scolaires à cause des rappels répétitifs sur le paiement des frais ».

Les organisateurs de cette marche de soutien à la gratuité de l’éducation de base expliquent également que le but d’une telle initiative est d’alerter qu’il faut « penser à construire » les infrastructures scolaires adéquates et disponibiliser les matériels didactiques, car « il y aura beaucoup d’enfants qui vont aller à l’école ».

« L’État doit mobiliser beaucoup plus des ressources et ne pas toujours attendre l’apport des partenaires extérieurs. Nous encourageons le gouvernement à mobiliser les ressources en interne et il doit montrer que la gratuité de l’éducation de base est un instrument de souveraineté »,
 souligne Jacques Tshimbalanga.

Savoir se réjouir du respect de la Constitution

Aujourd’hui, « nos enfants peuvent étudier gratuitement. Le respect de cette obligation constitutionnelle mérite quand-même d’être accompagné et salué », ajouteJonas Tshiombela.

Le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) appelle aussi le gouvernement à « assumer pleinement ses responsabilités ».

En sus, il insiste sur le fait que l’État « doit tenir compte de l’existence des enseignants qui ne sont pas payés et ceux qui sont nouvellement engagés parce quils vivaient de la prime que payaient les parents ».

Jonas Tshiombela estime, en guise des pistes de solution, que le gouvernement doit « activer le fonds de l’éducation et trouver des mécanismes pour qu’il soit régulièrement fourni pour soutenir la mise en œuvre de cette politique publique ».

Il faut également, souligne-t-il, veiller à mettre en place « un cadre de suivi qui doit accompagner cela et que le budget alloué à l’éducation soit conséquent par rapport aux défis à relever ».

Lors de la rentrée scolaire, en septembre dernier, le chef de l’État avait reconnu que cette mesure de la gratuité n’était pas encore pleinement applique lais avait promis quelle sera effective.

Pour les organisations de la société civile, la mise en œuvre de cette gratuité a sauvé « près de 7,3 millions d’enfants », qui bénéficient désormais de ce droit.

Alain Tshibanda 

By TopCongo

Sylvain Kalombo-Mfunyi

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