Le message de l'UDPS-Canada au congrès

Le message de l'UDPS-Canada au congrès

Le message de l’UDPS-Canada au congrès

Ottawa, le 26 mars 2018

Monsieur le secrétaire Général,

Messieurs et mesdames, les congressistes,

Selon les vœux de feu le président national, le congrès ordinaire du parti aurait pu se tenir en décembre 2015, soit 5 ans après le congrès de 2010 comme le stipulent nos statuts. Mais, l’organisation du congrès repose sur l’exécutif du parti qui doit en réunir les moyens. C’est la responsabilité du Secrétaire Général et son administration.

Nous devons féliciter M. Marc Kabund qui, à peine deux ans à la tête de cet exécutif a réussi à résoudre un vieux défi, en organisant le congrès du parti devenu urgent depuis le décès du Président national.

Il va de soi que ce Congres extraordinaires nous amènera résoudre principalement le problème de la vacance du leadership du parti; nous devons élire le président du parti en remplacement du feu le PN Etienne Tshisekedi. Cependant, il est important que des problèmes structurels restés pendants depuis le congrès de 2010 trouvent des solutions. Il sera question de rendre flexible et fonctionnel la Convention démocratique nationale. Son utilité et son caractère démocratique exigent son implantation et son fonctionnement effectifs.

L’efficacité exige que ce deuxième congrès ne soit pas une répétions du premier, mais qu’il se serve plutôt du premier comme base pour aller de l’avant. Parmi les bonnes décisions du premier congrès, il y a:

  1. Le renforcement de l’autorité et de l’ordre; la fusion de la représentation et de la présidence fédérale sous la même autorité du Représentant a rétabli de l’ordre dans les fédérations extérieures. Cependant, les assemblées à tous les niveaux (sectionnaire, fédéral et national) devraient être rétablies. Elles permettent le maintien de mobilisation des membres au sein des sections et des cellules ainsi que leur exercice démocratique. De toutes les fédérations extérieures, par exemple, Le Canada qui a pu faire fonctionner la convention fédérale démocratique sous la représentation actuelle, a donné un meilleur exemple de mobilisation de membres.

  2. A suivre le message du PN lors de son dernier entretien avec les représentants en 2015

https://youtu.be/47XDGBKWguY , vous remarquez qu’il insiste sur l’autonomie et l’indépendance de la nation avant de compter sur l’aide extérieure. Cette culture doit se pratiquer d’abord au sein d’un parti qui aspire à gouverner comme l’UDPS. Pour permettre à l’UDPS de maintenir ses assises sur l’ensemble de la nation comme ce fut le cas autrefois, il convient de promouvoir au niveau national des élites de toutes les provinces. Celles-ci doivent être des figures représentatives et mobilisatrices des membres et de l’électorat dans leurs régions. Cette stratégie d’implantation devra être imitée au niveau des fédérations, ou les tètes doivent être diversifiées et représentatives des régions et des nations de la R.D.C.

  1. Enfin, ce congrès devrait être une occasion pour l’ancrage de l’État de droit prôné par Etienne Tshisekedi et bien vulgarisé par lui comme programme de gouvernement pendant sa campagne électorale de 2011. Plutôt que Slogan, par ces deux mots « ETAT de Droit », Etienne Tshisekedi a un programme de gouvernement. En effet, État de droit à un contenu politiques, juridique, social et économique, ce qui en fait un programme synthétisé plutôt qu’un slogan.

En effet par l’État de droit, Etienne Tshisekedi affirme l’indépendance de la justice vis-à-vis de l’Exécutif en dépit du fait qu’elle en fait partie. C’est un défi qu’un État responsable doit relever. Ensuite, l’État de droit est garant du respect des droits des citoyens, dont les principaux sont le droit à la vie et le droit à la propriété. C’est grâce à ses droits qu’une économie nationale prend pied et que l’investissement étranger se trouve sécurisé. C’est une condition essentielle au développement social.

L’État de droit, c’est aussi l’affirmation du respect de la séparation des pouvoirs d’État, de façon que l’Exécutif, le législatif et le judiciaire ne se confondent pas, mais se surveillent, empêchent les mauvaises actions les uns des autres et ordonnent chacune selon ses compétences.

L’État de droit c’est aussi l’affirmation de la légalité qui place la Constitution au-dessus de tous et à laquelle toute autorité se soumet. La primauté du droit est donc une exigence de l’égalité de tous devant la loi. On n’a pas fini d’égrener les acquis de l’État de droit si on omettait l’équité qui est la recherche de la justice qui réside dans le partage des richesses nationales, un autre défi qui s’impose sur un gouvernement responsable.

Ces principes de l’État de droit sont la base même de la démocratie, voire même de la démocratie sociale. Sans État de droit, il n’y a point de démocratie.

A l’occasion du congrès, il faut sensibiliser les membres de l’UDPS à s’approprier le contenu de l’État de droit, le défendre et le vulgariser dans la masse. C’est une synthèse du programme de l’UDPS, inspiree par les valeurs de notre parti et pensée par un patriote éprouvé, le défunt Président Etienne Tshisekedi.

  1. Faute d’être Etienne Tshisekedi bis, que le nouveau président soit au moins comme lui; un homme qui place l’intérêt du peuple, l’intérêt général avant toutes autres considérations, un homme affable et indomptable qui fait de la souveraineté du pays et du développement des Congolais les préoccupations de sa vie. Plutôt qu’une nation exploitée, c’est un Congo souverain qu’il nous faut, sous contrôle de ses filles et fils, qui devra résolument et rationnellement participer à la mondialisation. Enfin un homme au-dessus des groupuscules et des sentiments pour faire de l’UDPS un espace de vie agréable pour tous les Congolais qui ont choisi d’y adhérer.

Enfin, en ce moment où le Rassemblement doit tout faire pour sauvegarder l’alliance historique laissée par le défunt Président, il convient aussi que des efforts internes pour la reconsolidation du parti UDPS soient diligentés. L’unité interne de l’UDPS doit servir de base à une plateforme solide de l’opposition. Une invitation de courtoisie aux membres réfractaires et aux partis proches de l’UDPS serait une occasion donnée à ces derniers de déclarer leurs intentions de retour au bercail ou de réunification. Il faut pour cela leur donner un petit temps de parole. Comme cette matière n’est pas à l’ordre du jour du congrès extraordinaire, une commission pourrait statuer sur des intentions exprimées et faire des propositions au Président du parti par la suite. Un processus de réunification et de conciliabules entre dirigeants pourrait s’amorcer après le congrès.

Nous devons arrêter ici en souhaitant au parti un congrès paisible et efficace. Du bon succès !

Que vive l’UDPS ! Que vive le Congo !

Marc Kapend

Représentant & Président fédéral

Sylvain Kalombo-Mfunyi

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